Prophéties sur le temps qui vient
Note de lecture à partir du texte de Françoise Breynaert ( 2023)
« Explications des révélations de Maria Valtorta Sur la fin des temps »
Ed Rassemblement à son image
Résumé
Ce texte présente une synthèse claire et concise du contenu principal, adaptée pour une présentation. Il met en évidence les points clés de manière simple, permettant à l'audience de comprendre rapidement l'essentiel. La structure est organisée avec une introduction brève, suivie des idées principales, et une conclusion synthétique. L'objectif est de transmettre l'information de façon efficace, en évitant les détails complexes ou techniques superflus. Ce résumé facilite la compréhension et retient l'attention, tout en étant accessible à un public varié. Il est idéal pour une présentation orale ou pour accompagner un support visuel, en assurant que le message principal soit bien compris et mémorisé par l'auditoire.
I Introduction par J Lysorediou
Je présente une note de lecture du livre de Françoise Breynaert intitulé : « Explications des révélations de Maria Valtorta sur la fin des temps »livre publié en 2023, par Françoise de Breynaert, aux éditions Rassemblement à son image. Cette auteure, en raison de son expérience des textes bibliques et patristiques, m'est apparue particulièrement pertinente pour nous parler de la fin des temps. Ellea précédemment écrit une étude intitulée « La venue glorieuse du Christ, véritable source d'espérance pour le monde » ( Jubilé Paris 2016) et un ouvrage de spiritualité « Préparer dès maintenant le retour du Christ avec Louisa Piccareta » ( Téqui 2018, préface de Mgr Rey). La note de lecture reprend le plan du livre de Françoise Breynaert ainsi qu' un certain nombre de citations extraites des œuvres de la Mystique Maria Valtorta que je présente ensuite. La note de lecture reprend également les rapprochements pertinents que l'auteure établit avec des passages de l'Ancien et du nouveau testament. Ces rapprochements visent davantage à proposer, au lecteur, des clés facilitant la compréhension du processus spirituel de l'humanité, que d'établir une chronologie évènementielle précise détaillant la fin des temps. Les propos mettent en effet l'accent surtout sur la nécessité du salut individuel des âmes, appelant chacun à la nécessité d'une purification, plutôt que sur le devenir collectif des sociétés humaines, qui n'en sont que la conséquence. Les révélations sur la fin des temps, convoquent aussi l'Apocalypse de Saint jean laquelle n'est pas à interpréter comme annonçant une destruction finale du monde. Il y aurait plutôt à la comprendre comme révélant, à travers des images hautement symboliques, un processus complexe, à l'œuvre depuis l'origine des temps, manifestant le cheminement spirituel de l'humanité allant vers son aboutissement. La note le lecture s'efforce de rester au plus près du déroulé du texte de Françoise Breynaert, en le synthétisant parfois, mais sans jamais y ajouter mes propres commentaires. Les lecteurs plus particulièrement intéressés par cette approche des prophéties pourront se procurer directement son livre référencé dans le préambule. Maria Valtorta souvent citée dans le livre, est une mystique chrétienne italienne, née en 1897 et décédé en 1961. Sa santé se détériore à partir de 1933/34, au point qu'elle doit rester constamment alitée. C'est dans cette situation de handicap qu'elle écrit, tout au long des années suivantes, 122 cahiers, soit près de 15000 pages manuscrites, qui retranscrivent les principales visions et les révélations qu'elle reçoit directement du Seigneur Jésus-Christ, sous forme de dictée, entre 1943 et 1950. Son œuvre principale s'intitule : « L'évangile tel qu'il m'a été révélé ». Elle rédige aussi les message de son ange gardien recueillis dans le « Livre d'Arias », qui reprends les enseignements et les communications angéliques. Il y a aussi les « Cahiers » dans lesquels elle note ses propres expériences mystiques de 1943 à 1950. Citons enfin les « leçons sur l'épître de Saint Paul aux Romain ». L'ensemble de cette œuvre rencontre pendant longtemps beaucoup de résistance, notamment dans les milieux catholiques. Ses différentes parties sont finalement éditées. « Les évangiles tels qu'ils m'ont été révélés » reçoivent l'approbation pour publication, du Cardinal Ratzinguer ' alors Préfet de la Congrégation du Saint Office, par el « Centro Editoriale Valtortiano ». A partir de ce vivier considérable d'écrits, Françoise Breynaert sélectionne ceux qui se rapportent à la fin des temps qu'elle met en rapport avec des textes de la Bible et de l'Apocalypse.
II Note de lecture à partir du texte de Françoise Breynaert ( 2023)
« Explications des révélations de Maria Valtorta Sur la fin des temps »
Ed Rassemblement à son image
A ) La pensée de Françoise de Breynaert
Françoise de Breynaert développe une pensée sur la fin des temps qui s'appuie sur les révélations de Maria Valtorta, et dont la trame est très proche de celle de l'église latine, où l'aventure humaine apparaît vectorisée par « la venue glorieuse du Christ à la fin des temps » L'auteure montre que les écrits de Maria Valtorta confirment souvent étonnement ceux de Saint Augustin jeune et de Saint Irénée de Lyon, disciple de Polycarpe, lui-même disciple de Saint Jean. Saint Iréné, dont le ministère remonte à l'année 180 après J C, précise, en effet, que la venue glorieuse du Christ, à la fin des temps, sera précédée par l'anéantissement de l'Antichrist. Toutefois, les âmes ayant refusé, jusque-là, la doctrine Christique, vivront encore un temps sur terre, avec les Justes, dans la présence glorieuse du Christ. Il s'agira alors, pour eux, d'une dernière chance offerte pour leur conversion, et pour les justes d'une période de sanctification accrue, supportée par l'aide directe des Saints du paradis et des Anges. Un tri s'opérera ainsi entre les bons et les méchants avant la venue du Jugement dernier. Les justes se sanctifieront de plus en plus, afin de pouvoir accéder, ensuite à la vie éternelle au ciel, tandis que les âmes persistant dans le refus, s'enfonceront de plus en plus profondément dans le mal. La fin des temps ne sera donc pas un long fleuve tranquille mais un moment de vérité; elle se caractérisera par de nombreux remous, à travers de multiples rapides, lesquels prendront la forme de toute une série de tribulations. Ces dernières ne s'adresseront d'ailleurs pas seulement aux chrétiens mais concerneront toute l'humanité.
B) Les précurseurs de L'Anti-Christ. p 9
Nous abordons, maintenant comment Françoise de Breynaert développe ses propos à partir de la trame que nous venons de présenter. L'antichrist désigne, selon elle, l'ensemble des faux prophètes, de façon archétypale. Ces derniers seront porteurs de doctrines éloignées de la pensée divine et/ou générateurs de mouvements sociétaux, lesquels s'efforceront, de diverses manières, d'entraîner les humains sur un chemin d' idolâtrie visant à les rendre - sur le modèle de Lucifer - semblables à Dieu. En 1943, époque où écrit Maria Valtorta, il est facile de voir, en Hitler ou en Staline, des précurseurs de l'Antichrist. De même, depuis l'après deuxième guerre mondiale, il est également aisé de constater la dé christianisation à l'œuvre dans les pays occidentaux sous l'effet du matérialisme, de la pensée hyper rationaliste, de la mondialisation de l'économie pour l'économie, et de l'arrivée du transhumanisme constituant autant de formes équivalentes à la notion d'anti-christ.
Jésus, dans les cahiers 1943 (28.07) dit aux hommes : « j'ai eu pitié de vous. Mais malheur à vous si, dans cette pitié arrachée à la justice, sur les instances de mes prières, de celle de ma mère, des protecteurs et des victimes, vous, mon peuple, répondiez des actions qui vous feraient démériter ma grâce. Malheur à vous si à la seule grande « auto-idolâtrie » succédait la petite et nombreuse « auto-idolâtrie » !
Il n'y a qu'un seul Dieu, c'est moi, et il n'y a pas d'autre due en dehors de moi. Il faut se souvenir de cela. Dieu est patient, mets dans son infini patiente, hé il n'est pas coupable envers lui-même. H et il le saurait qu'il poussait sa patience, en n'intervenant pas pour dire « Assez ! », jusqu'à l'indifférence au respect de lui-même.
Pour une idole tombée, n'élevez pas beaucoup de petites idoles, toutes ornées des mêmes signes sataniques de luxure, d'orgueil, de fraude, de violence et d'autres vices ».
L'antichrist est porteur de la triple impureté, telle que présentée dans la Bible, sous les noms d'Asmodée - démon d'impureté et de mort – de Belzébul, porteur de pouvoirs magiques et occultes (sorcellerie) et de Mammon - Faisant de l'argent un Dieu. Et Maria Valtorta de souligner, à leur propos, que la triple impureté pollue peu à peu le monde jusqu'à entraîner, comme un monstre qui grossit l'apparition de faux prophètes. C'est ainsi que l'Anti-Christ est précédé de précurseurs qui préparent son arrivée.
C ) L'antichrist, Les Bêtes, Daniel et l'Apocalypse. P 12
L'antichrist sera, selon l'expression du prophète Daniel, l'aboutissement, de « l'abomination et de la désolation ». Et alors, selon Jésus (Mt 24,15) , « viendra la fin ». « Lors donc que vous verrez l'abomination et la désolation dont a parlé le prophète Daniel, installée dans le Saint Lieu … », se produiront alors, en Judée, des événements cataclysmiques et « l'avènement du fils de l'homme » ( Mt 25,27). Ce temps sera marqué par une attaque sans précédent du culte, comme le précise encore le prophète Daniel (D n 12, 11-12) : « Alors viendra le temps où l'église, outragée à un point jamais égalée, ne sera plus libre de célébrer le sacrifice perpétuel, et l'abomination et la désolation sera élevée sur le Lieu Saint et sur les Lieux Saints, comme cela a été annoncé par les prophètes et répété par moi qui ne me trompe pas ».
Jésus reprend ainsi Daniel, dans Maria Valtorta ( 22.07.1943) : « On ne se moque pas de Dieu, on ne le tente pas, Oh enfants ! Et vous l'avez beaucoup tenté et vous le tentez sans cesse, à l'intérieur de vos âmes, de vos esprits, de vos corps, à l'intérieur de vos maisons, de vos institutions. Partout où le tentez et le raillez…Mes anges se voilent le visage pour ne pas voir votre commerce avec Satan et ses précurseurs. Mais moi je le vois et je dis : assez ! Si Jérusalem fut punie pour ses crimes, la deuxième Jérusalem ne le sera elle pas ? Elle qui, après vingt siècles de hé christianisme, élève sur ses faux hôtels, de nouveaux Dieux imposés par des maîtres encore plus marqués du signe de la Bête, que vous d'Italie, ne l'êtes, et qui croit tromper le Christ et à son église, par un hommage mensonger à sa Croix, rendu uniquement par une hypocrisie raffinée qui cache, sous le sourire et la révérence, l'épée du tueur à gages ? Oui. Vous commettez même le crime ultime. Vous me persécutez dans mes pontifes et mes vrais fidèles. Mais faites-le ouvertement et faites-le vite. J'agirai aussi vite en conséquence » . Lorsque Jésus se réfère ici au prophète Daniel, il ne pense pas seulement à l'évocation de « l'abomination et de la désolation », mais à l' ensemble du scénario de la fin qu'il décrit.
Pour résumer, en effet, le début du chapitre 7 du livre de Daniel, le prophète voit : « la succession des grands empires du monde, dans l'image de quatre Bêtes énormes sortant de la mer, venues d'en bas, images représentant un pouvoir reposant avant tout sur la violence, un pouvoir de nature bestiale ». Daniel révèle ici un scénario extrêmement sombre de l'histoire du monde. La première Bête est un lion avec des ailes d'aigle, à qui on arrache les ailes, avant d'être soulevée de terre et dressée sur ses pieds, comme un homme et avec un cœur d'homme qui lui fut donné( Dn,7). On pourrait voir là une certaine humanisation du pouvoir, ou un pouvoir ayant un visage humain, si la suite relatée n'était pas encore plus sombre ». « C'est ainsi qu'une quatrième Bête se manifeste, terrible effrayante, avec les dents de fer énormes : elle mangeait, broyait et foulait aux pieds ce qui restait. Elle était différente des premières Bêtes et portait dix cornes ( D n 7,7). La différence de cette autre Bête pourrait laisser penser à l'apparition d'un autre Royaume, dont fonctionnement politique serait différent des précédents, et plus particulièrement marqué par un haut degré de perversité.
Le caractère monstrueux de ce nouveau Royaume est suggéré par de ce que Jésus dit à Maria Valtorta : « En ce qui concerne l'adversaire ultime, laissons l'Horreur dans l'ombre du mystère. Il est inutile que vous sachiez certaines choses. Soyez bon et c'est tout. Ouvrez votre bonté à l'avance, dans le but d'abréger la durée du règne monstrueux qui s'en vient sur la race d'Adam » (02.08.1943). Et plus loin : « [ l'antichrist] sera aidé par les manifestations de Satan les deux Bêtes nommées dans l'Apocalypse. Cette période sera pire que la période actuelle. Le Mal s'accroît toujours plus. » ( 27 08 1943).
Nous retrouvons ailleurs, dans le livre de l'Apocalypse, l'image de la Bête : « Je me tins sur la grève de la mer. Alors je vis surgir de la mer une Bête ayant cette sept tête et dix cornes ; et sur ses cornes, dix diadème, et sur ses têtes des titres blasphématoires. La Bête que je vis ressemblait à une panthère, avec les pattes comme celles d'un ours et la gueule comme une gueule de lion ; et le dragon lui transmit sa puissance et son trône et un pouvoir immense. » ( Ap 12,9). Et plus loin : « J'ai vu une autre Bête qui montait de la terre ; elle avait 2 cornes comme celle de l'agneau, mais elle parlait comme le dragon. Elle est au service de la première Bête et dispose de toute son autorité. Elle fait que la terre et ses habitants adorent la première Bête qui s'est remise de sa blessure mortelle. » ( A p 13, 11-12).
Puis arrive la quatrième Bête : « Tandis que je contemplais, des trônes furent placés et un Ancien s'assit ; son vêtements, blanc comme la neige, les cheveux de sa tête purs comme la laine [ …]. Le Tribunal était assis, les livres étaient ouverts. Je regardais ; alors, à cause du bruit des grandes choses que disait la corne, tandis que je regardais, la Bête fut tuée, son corps détruit est livré à la flamme de feu. Aux autres bêtes la domination fut ôtée, hé mais elles reçurent un délai de vie pour autant et une époque » ( D n 7, 9-12).
Vient alors l'interprétation suivante : « la quatrième Bête sera un quatrième Royaume sur la terre, différent de tous les royaumes. Il mangera toute la terre, la foulera aux pieds et l'écrasera. Et les dix cornes : de ce Royaume, dix roi se lèveront, et un autre se lèvera après eux ; il sera différent des premiers et abattra les trois rois ; il proférera des paroles contre le Très-Haut et mettra à l'épreuve les Saints du Très-Haut. Il méditera de changer les temps et le droit, et les saints seront livrés entre ses mains, pour un temps, et des temps et 1/2 temps. Mais le tribunal siégera et la domination lui sera ôtée, détruite et réduite à néant, jusqu'à la fin. Et le Royaume et l'empire et les grandeurs des royaumes sous tous les cieux seront donnés au peuple des Saints du Très-Haut. Son empire est un empire éternel et tous les empires le serviront et lui obéiront ». ( Dn 7, 23-27).
Le chapitre de Daniel est également cité par Saint irénée ( AH,V,25,3), lequel n'a aucun doute sur le sens de ces visions qui décrivent « la fin des temps » ( A H 25,5). La disparition de la quatrième Bête signifie la fin de l'impie dont parle Saint Paul ( 2 Th 2, 8-12), soit celle de l'antichrist ( A H, V, 25,3) : C'est de cet antéchrist que l'apôtre dit, dans sa deuxième épître aux Thessaloniciens, : « Car il faut que vienne d'abord l'apostasie et que se révèle l'homme de péché, le fils de perdition, l'adversaire, celui qui célèbre au-dessus de tout ce qui s'appelle Dieu ou objet de culte jusqu'à siéger en qualité de Dieu dans le temple de Dieu en se donnant lui-même comme Dieu " ( 2Th 2, hé3-4) » ( A H, V, 25, 1).
Ce qui est intéressant à remarquer c'est, que pour Saint Irénée, comme pour le prophète Daniel, le jugement n'est pas synonyme de fin du monde. La fin des temps est un processus qui laisse place, à un moment, pour un Royaume des justes sur la terre, à penser comme une sorte transition avant d'accéder à l'éternité. Toutefois, avant l'advenue de ce Royaume, l'Eglise Catholique Romaine doit en passer d'abord par un une Passion, correspondant à celle qu'a vécue le Christe sur terre, avant sa mort et sa résurrection.
D ) La Passion de l'église catholique. p 26
Cela Nous et révélés à travers le passage suivant de Maria Valtorta : « il faut que l'église souffre, autant que son créateur souffrit, avant de mourir pour ressusciter dans sa forme éternelle. Il faut que l'église souffre beaucoup plus longtemps, parce que l'église en ses membres, n'est pas parfaite, comme l'a été son créateur. Et si Moi - précise le Christ dans sa dictée - j'ai souffert pendant des heures, l'église doit souffrir pendant des semaines et des semaines d'heures. Tout comme elle [l'église] a surgi au milieu des persécutions et fut [alors] alimentée par un pouvoir surnaturel, au cours des premiers temps, chez les meilleurs de ses enfants, il en en ira de même pour elle, quand viendront les derniers temps où elle existera, subsistera, résistera à la marée satanique, et au combat de l'antéchrist, avec les meilleurs ses enfants ». Maria Valtorta reprend un peu plus loin : « Il est logique que, dans un monde où plein de lumières spirituelles seront mortes, s'instaure le règne, bref mais terrible, de l'Antéchrist, engendré par Satan, comme le Christ fut engendré par le Père. Le Christ, fils du Père, [a été ] Engendré par l'amour avec la pureté. [De même] l'antichrist, fils de Satan, [ sera ] engendré par la haine avec la triple impureté. Comme des olives entre les meules du pressoir, les enfants du Christ seront persécutés, pressés, broyés par la Bête vorace. Mais pas avalés, parce que le Sang ne permettra pas qu'ils soient corrompus dans l'esprit. Comme les premiers, les derniers seront fauchés, tels des brassées d'épis dans la persécution extrême, et la terre boira leur sang. Mais bien heureux pour l'éternité, pour leur persévérance seront ceux qui meurent fidèles au seigneur. » ( 23.07.1943)
Précisons ici que le magistère récent de l'église catholique confirme ces propos : « l'église n'entrera dans la gloire du Royaume qu'à travers cet ultime Pâques, où elle suivra son seigneur dans sa mort et sa résurrection ( cf. A p 12, 1,9). C'est pourquoi le Royaume ne s'accomplira pas par un triomphe historique de l'église ( Cf. A p 13,8), selon un progrès ascendant, mais par une victoire de Dieu sur le déchaînement ultime du mal (Cf. A p 20 , 7-10) qui fera descendre du ciel son épouse ( Cf. A p 21, 2-4). Le triomphe de Dieu, sur la révolte du mal, prendra la forme du Jugement dernier ( Cf. A p 20,12), après l'ultime ébranlement cosmique de ce monde qui passe ( 2 P 3,12-13) » (Catéchisme de l'église catholique paragraphe 677).
E ) Le châtiment. P 29
Même si le mot nous dérange, il y aura bien en effet un châtiment : ce dernier est en effet juste parce que, dicte le Christ à Maria Valtorta, « graves, très graves sont vous fautes. [Le châtiment] n'est pas infligé par méchanceté par un Dieu qui est toute bonté. Votre Dieu se donnerait lui-même pour vous l'épargner s'il savait que cela vous servirait. Mais il doit il doit, il doit laisser que vous vous punissiez vous-même de vos folies, de vos marchés avec la Bête.
Ainsi que tous les fléaux que décrit le livre de l'apocalypse( Ap, 6-9), ce châtiment est à mettre en parallèle avec les plaies d'Égypte, dans le livre de l'exode ( Exode 7-11), dont la neuvième se manifeste par « les ténèbres » ( Ex 10 21, tout comme dans l'apocalypse, le Royaume de la Bête » devint ténèbres » (A p, 16, 10). Dans l'exode, la 10e plaie était la mort des premiers-nés, là où l'ange de Dieu n'avait pas protégé les maisons en marquant le linteau des portes par le Sang de l'Agneau ( Ex 12, 21-35) ; il en est de même dans l'apocalypse, où la mort frappe durement les habitants du monde…. C'est pourquoi il nous faut comprendre que tous ces fléaux frappent pour libérer l'humanité du mal, afin de délivrer le monde de Satan. Il faut comprendre ici que l'ensemble de ces fléaux ne relèvent pas d'une croisade contre les forces du mal, mais plutôt, dans une forme de nihilisme, d'une autodestruction. A la fin c'est le mal qui configure lui-même les conditions de sa propre disparition. Ainsi l'humanité, une fois libéré de cette emprise, peut-elle alors vivre pleinement un temps de purification et de sainteté afin d'atteindre enfin l'éternité.
F ) Le règne du Christ – Parousie - comme « avant-dernier jour » p 38
Selon Maria Valtorta, le processus de la fin des temps pourrait se résumer ainsi : les fléaux se terminent par la mort de l'antichrist. Il s'en suit un repos sur la terre au 7e jour ( ou Shabbat), temps du Royaume des justes, pendant la Parousie préparant l'entrée dans la vie éternelle au 8e jour.
Le 7e jour prend en compte la divinité du Christ capable de vivifier selon ce que dit Saint Paul : « Jésus reviendra pour la vérification de ce qui l'attendent » ( He 9, 28). Rien n' indique, en effet, qu' à la fin des temp, Jésus vienne pour juger ou pour détruire, il vient pour vivifier. En référence à l'étymologie araméenne -précise Françoise Breynaert -, le terme vivifier doit s'entendre ici, non seulement comme « salut », mais aussi comme ce qui « dynamise » au sens où Jésus est la Vie qui vient nous donner la Vie, avant de nous donner la Vie Eternelle. Et l'auteure de souligner, à cet endroit, combien Maria Valtorta a le mérite, de ne pas limiter le retour du Christ au seul jugement, mais aussi à un temps de vivification préparatoire au paradis.
Cette façon de voir est conforme à la doctrine de Saint Irénée[1] lequel écrit: « Or, après que l'Antichrist aura réduit le monde entier à l'état du désert qu'il aura régné 3 ans et 6 mois, et qu'il aura siégé dans le temple de Jérusalem, le Seigneur viendra du haut du ciel, sur les nuées, dans la gloire de son père Mt (16,27 ; Mc 13,26), et il enverra, dans l'étang de feu, l'antichrist avec ses fidèles( A p 19,20) ; il inaugurera, en même temps pour les justes, les temps du Royaume, c'est-à-dire le repos, le 7e jour qui fut sanctifié (G n 2,2-3), et il donnera à Abraham l'héritage promis : c'est là le Royaume en lequel, selon la parole du seigneur, « beaucoup viendront du Levant et du couchant pour prendre place à table avec Abraham Isaac et Jacob ( Mt 8,11). » Eh bien ce 7e jour correspond au millénium ( 1000 ans ) dont parle l'Apocalypse 20.
G ) Avant le Huitième Jour p. 40
Saint Augustin, dont la doctrine remonte au 4e siècle après Jésus-Christ, partageait la pensée de Saint-Irénée : « Je le répète, c'est lui qui mesure la vie nouvelle qui suivra la fin des siècles comme le 7e désigne le repos dont joueront les Saints sur cette terre ; car le seigneur y régnera avec ses Saints …]. Après que les 7 âges de ce monde qui passe seront écoulés et révolu, nous retournerons à cette immortalité bienheureuse. »[2]
A la fin de sa grande œuvre « la cité de Dieu », conformément au Sermon 259, Saint Augustin distingue bien le 7e jour du 8e. Toutefois il ne reprend pas l'idée du Royaume des justes. Il écrit juste : « Il suffit de savoir que le 7e sera notre sabbat qui n'aura point de soir, mais finira par le jour dominical, le 8e jour, jour éternel consacré par la résurrection de Jésus-Christ et figurant le repos éternel non seulement de l'esprit, mets du corps ». [3]Et même, dans le livre XX ( Ch. 7) Il ne reprend pas s les propos développés au moment du Sermon 259. Si bien que par la suite, l'Eglise Latine finira par oublier l'enseignement sur le « 7e jour ».
C'est pourquoi Maria Valtorta, lorsqu'elle parle de « l'avant dernier jour », précise l'existence du temps du 7e jour. Jésus dit en effet que: « Durant son bref règne sur le monde, c'est Moi qui régnerai, Moi et les rescapés de mon peuple, c'est-à-dire des vrais fidèles, ceux qui n'ont pas renié le Christ, et recouvert le signe du Christ avec la tiare de Satan. » / …/
« Oh béatitude de ce jour où seront finis pour toujours les embûches les vengeances, les luttes de cette terre, de Satan et de ta chair ! Mon église se composera alors de vrais chrétiens. Ce sera l'avant-dernier jour. / …/ attendez moi avec fidélité et amour, et je viendrai à vous avec tous mes dons. Avec le don des dons : moi-même. Je viendrai racheter et soigner. Je viendrai illuminer les ténèbres, les vaincre et les dissiper. Je viendrai enseigner aux humains à aimer et à adorer le Dieu Eternel, le Seigneur Très-Haut, le Christ Saint, le Père, le Fils hé le Saint-Esprit. Je viendrai vous apporter, non pas la paix de ce monde, éternel destructeur de la paix, mais la paix du Royaume qui ne meurt pas.
Exultez, Oh fidèle serviteurs. Voilà ce que vous dit la voix qui ne mens pas. Vous n'aurez plus à craindre aucun mal, car alors je mettrai fin au temps du mal, j'anticiperai cette fin par pitié de mes âmes bénies. » ( 29.10.1943).
H ) La venue glorieuse du Christ et le Royaume des justes sur la terre
Il nous apparaît important de rappeler l'existence, restée jusqu'à présent plus ou moins escamotée, de cette venue glorieuse et de ce Royaume des justes. C'est important parce que, depuis le péché originel, nous avons fini par oublier l'idée chrétienne d'un monde sans mal. C'est important aussi parce ça vient mettre l'accent le fait qu'un tel monde est possible. Cela signifie, enfin, que ne sera pas tant à nous de l'instaurer, mais de le construire en présence du Christ lui-même, avec les armes de l'Amour. Il ne nous appartient pas, en effet, de le réaliser, tout seul, avec nos pauvres moyens humains, en prétendant éliminer, par la force ou par tout autre moyen, tous ceux qui ne pensent pas comme nous. Nous nous placerions dans une forme contrefaçon du christianisme, en oubliant la dimension essentielle de l'Amour.
C'est pourquoi il est important de penser que la venue glorieuse du Christ amènera le Royaume des justes sur la terre, avant l'entrée dans la vie éternelle.
I ) L'ultime sélection. p 43
Rappelons simplement ici la parabole des talents où un maître revient après un long temps d'absence, pour dire au serviteur bon et fidèle, « En peu de chose tu as été fidèle, sur beaucoup je t'établirai ; entre dans la joie de ton seigneur » M t 25,23). A l'inverse, dans la parabole, le serviteur bon à rien est jeté dans la fournaise ardente. Cette parabole peut ainsi se comprendre comme manifestant le retour du Christ, dans le moment du jugement, accompagnant la parousie. C'est en écho à ce retour, que nous pouvons entendre ce que Jésus dit à Maria Valtorta : « ni les largesse paternelles, ni les signes terrifiants du ciel ne pourront faire des vivants des enfants de Dieu. Et alors viendra mon grand et terrible jour. Pas un jour de vingt-quatre heures. Mon temps se mesure d'une autre façon. Je l'appelle « jour », on travaille le jour, en ce temps- je ferai mon œuvre. J'effectuerai la sélection ultime des vivants sur la terre. Et elle se fera durant le dernier déchaînement de Satan.
J ) La Parousie ou Jour du Seigneur. p 44
On verra alors ceux qui ont en eux le Royaume de Dieu et ceux qui ont Le Royaume de Satan. Car ces derniers commettrons, par la bouche, par les actes et surtout par un cœur impie, les derniers affronts à ma Loi et les sacrilèges extrêmes envers Dieu ; et, pendant que l'ultime bataille secourra la terre d'une indicible horreur, les premiers s'accrocheront à ma Croix, invoquant mon nom qui sauve ; et ma venue, en tant que juge, ne les frappera pas de terreur, mais au contraire, les fera jubiler, car les fidèles sont ceux qui sont sauvés, ce que Joël appelle les « restes », c'est-à-dire ceux qui restent au seigneur après les rapines de Satan.
Béni, trois fois béni pour l'éternité sont mes enfants. L'éternel paradis est à eux. Unis aux fidèles du Seigneur de tous les temps, ils possèderont Dieu, dont la possession est la béatitude éternelle. » ( 16 09 1943)
Françoise Breynaert Souligne ici que la mention du « jour » se retrouve aussi dans la dans l'enseignement de Saint Pierre ( 2P 3,8-12). Elle tire plus particulièrement l'attention sur le fait, qu'à première vue, ce texte annonce une parousie assimilée indistinctement à un déluge de feu. Alors si c'était le cas, il serait difficile d'imaginer que les hommes de cette époque puissent encore être vivants au moment de la Parousie. Or c'est pourtant très précisément ce que dit Saint Paul : « Et nous les vivants qui seront restés…. Nous serons enlevés dans les nuées à la rencontre du seigneur » ( 1Th 4,16).
En fait, précise Françoise Beynaert, l'apparente contradiction s'éclaire lorsqu'on revient à des traductions plus littérales des propos notamment ceux concernant les verset 10 et 12 , comme suit : « Mes s bien aimé, il y a une chose que vous ne devez pas oublier : pour le seigneur, un jour et comme Mille ans et mille ans sont comme un seul jour. Le seigneur n'est pas en retard pour tenir sa promesse. C'est pour vous qu'il patiente : car il n'accepte pas d'en laisser quelques-uns se perdre ; mais il veut que tous aient le temps de se convertir.
Le jour du seigneur viendra comme un voleur, [ qui est comme Mille ans], les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre et ses travaux passeront. Ainsi, puisque tout cela est en voie de destruction, vous voyez quels hommes vous devez être, quelle sainteté de vie, quel respect de Dieu, vous devez avoir, attendant et hâtant la parousie du jour de Dieu ( ce jour où les cieux embrasés seront détruits où les éléments en feu se fonderont). « ( 2P 3,8-12).
De tout ce qui précède, retenons que la parousie - où jour de Dieu - ainsi que les événements qui s'y déroulent, correspond à un temps de jugement. Ce dernier s'étend sur une durée symbolique de 1000 ans ( 2P 3,8). C'est alors que la terre et ses œuvres passeront. Il ne s'agira pas d'une destruction de la terre, mais d'une mutation vers l'éternité. L'humanité purifiée s'affranchira du temps chronologique et , dégagée du travail de la foi, au lieu d'une destruction apocalyptique de la terre, se produira une reconfiguration de l'univers, afin de permettre aux hommes de passer de la vie de la foi à la vision béatifique de Dieu. L'antichrist et ses adeptes seront concomitamment jeté en enfer et le jugement dernier des vivants et des morts ne viendra qu'à l'issue du processus de la parousie.
K ) La préparation au règne immédiat du Christ. p 47
Les écrits de Maria Valtorta suggèrent l'existence de deux réalités successives et distinctes soit : un temps spécial où Jésus vient pour frapper à la porte des cœurs, suivi d'un autre où il « assume son règne » et son « triomphe final ».
Jésus dicte à Maria : « Il est Inutile de dire 'que le juste pleuve des cieux'. [Le Juste ] est descendu une fois, mais vous [l'humanité ] êtes restés, et devenus, de plus en plus, des terres stériles et des silex arides. Vous êtes enfermé dans vos esprits enveloppés de chair et de sang, tués par la chair et le sang, et le sauveur ne peut entrer en vous et vous sauver.
Je viendrai infatigablement et individuellement pour essayer les portes des cœurs, et là où on m'ouvrira, je rentrerai et j'y ferai ma demeure de paix.
Je viendrai car je suis encore le Désiré des Justes de la terre et des Saints pour la Terre, je viendrai assumer mon Règne pour ma deuxième venue et mon triomphe final » .( 02, 12, 1943)
Françoise Breynaert précise que : « Dans l'écriture sainte, on trouve des idées analogues, par exemple en Apocalypse 11 , 19, l'apparition de l'arche dans le ciel ( contenant la manne des tables et les tables de la loi) hé n'est pas encore l'apparition du Christ glorieux à la parousie proprement dite » [4].
L ) Le règne du Christ. p 48
Jésus dicte encore à Maria Valtorta : « Après les terribles guerres que Satan aura apporté à la terre, à travers son messager des ténèbres, l'antéchrist viendra le temps de la trêve, pendant laquelle, après vous avoir fait la preuve sanglante des dons que peut vous faire Satan, je chercherai à vous attirer à moi, vous comblant de mes dons.
Oh ! mes dons ! Ils seront votre douceur ! Vous ne connaîtrez pas la faim, les massacres, les calamités. Vos corps et encore plus vos âmes, seront rassasiés de ma main ; la terre semblera naître, pour une seconde fois , toute neuve dans ses sentiments, qui seront de Paix et de Concorde entre les peuples et de Paix entre Ciel et Terre, car je répandrai sur vous mon esprit, lequel entrera en chacun de vous, et vous donnera la vue surnaturelle des décrets de Dieu.
Ce sera le règne de l'Esprit. Le règne de Dieu, celui que vous demandez- et vous ne savez pas ce que vous demandez, parce que vous ne réfléchissez jamais - dans le ' Notre Père'. Et où voulez-vous que le règne de Dieu arrive sinon dans vos cœurs ? C'est là que doit commencer mon règne sur la Terre, grand règne mais qui reste limité.
Ensuite viendra le Royaume sans frontière ni de temps ni d'espace, le Royaume éternel qui fera de vous des habitants éternels du ciel, puisque et c'est naturel, je parle à ceux qui sont mes sujets et non aux réprouvés qui ont déjà leur effroyable roi, Satan . « ( 16, 09, 1943)
Françoise Breynaert commente ainsi ce passage : « Nous avons[ ici ] une description de la fin des temps en 3 étapes :
1 ) La venue glorieuse du Christ ou « Parousie » ( présence), ne doit pas être confondue (comme dans l'augustinisme), avec la fin du monde et le jugement des vivants et des morts. En effet, l'écriture nous dit que la venue glorieuse du Christ est un événement universel, portant à la fois le jugement de l'antichrist qui sera anéanti (2 Th 2, 2-12) et la vivification des justes ( He 9, 28). Jésus reviendra ainsi dans la gloire pour une « régénérations » ( Mt 19, 28) et une « restauration » (Ac 3, 21) sur la terre, accomplissant le règne de Dieu « sur la terre comme au ciel » ( Mt, 6,10), avant de « remettre » le Royaume au Père ( 1 Co 15, 22-28).
2 ) Alors les hommes, dans la présence spirituelle et glorieuse du Christ et des saints qui l'accompagneront, s'organiseront en formant ce que Saint Irénée, vers l'an 200, appelle le « Royaume des justes », « " le prélude de l'incorruptibilité', Royaume par lequel quel ceux qui en auront été jugés dignes s'accoutumeront peu à peu à saisir Dieu ».
3 ) Le jugement avec la séparation des bons et des méchants et la vie éternelle pour les Justes
Si Maria Valtorta ne nous parle pas directement de la venue glorieuse du Christ, c'est parce que l'église de son époque, référée à la pensée de Saint Ignace de Loyola ( XVII -ème siècle), elle – même référée à celle bien antérieure de Saint Augustin ( IV -ème siècle ), n'aurait pas compris le message. Saint-Ignace, en effet, n'a pas eu connaissance des manuscrits d' Irénée ( II -ème siècle) parce que ces derniers étaient peu répandus au moyen-âge et de plus expurgés. C'est pourquoi l' existence Du « Royaume des justes » n'apparaît pas dans ses écrits. Cela explique pourquoi l'église confond toujours maintenant : le retour glorieux du Christ avec le jugement dernier et le passage vers la vie éternelle.
Deux conséquences résultent de cet « oubli » : d'une part, l'antichrist n'ayant pas été anéanti, les hommes seront toujours tentés de s'en charger eux-mêmes ; d'autre part, l'idée augustinienne d'un retour du Christ, directement associé au jugement dernier et à la fin des temps, peut entraîner les croyants dans une telle peur que ces derniers seraient tentés de ne plus avoir d'enfants et même de ne plus travailler.
Jésus comble cet oubli en révélant, à travers l'œuvre de Maria Valtorta, l'existence d'un « Royaume des justes » précédant la fin des temps. Ce faisant, Il nous indique aussi que le monde n'est pas voué à une destruction finale. Bien au contraire, le Christ nous parle, avant la toute fin, d'une période de distribution exceptionnelles de « ses dons » et « d'une seconde création », ce qui a pour effet de réveiller notre espérance quant à l'avenir du monde. Et lorsqu'il nous parle de « son règne, de son grand règne », il nous précise que cette espérance n'est pas seulement individuelle mais aussi collective. Toutefois ce règne, venant un temps avant la fin, sera forcément limité puisque le ciel et la vie éternelle doivent lui succéder.
M ) Je viendrai parce que je suis Fidèle et Vrai . p 53
Le catéchisme nous rappelle emblée, à travers la prière du « Notre Père », le sens véritable de l'expression « que ton règne vienne ». Il s'agit de la venue finale et glorieuse du règne de Dieu ( Ap 22,20).
Maria Valtorta écrit, en écho à cette attente de la venue du Règne : « A cette heure-là, le sang des martyrs et des prophètes bouillira, fumant une odeur agréable à mon trône, et les mottes de terre, lesquels ont recueilli les gémissements de ceux qu'on a tué par haine pour moi, et leurs derniers tressaillements, jetteront un grand cri, fait de ces saints gémissements et, secouées de convulsion d'angoisse, elles feront trembler des villes et les maisons des humains, où l'on pêche, ou l'on tue, et remplirons la voûte les cieux d'une voix qui réclame justice.
Justice sera faite. Je viendrai parce que je suis Fidèle et Véridique. Je viendrai donner la paix aux fidèles et saint jugement à ceux qui ont vécu. Je viendrai avec mon Nom, dont je suis seul à connaître le sens et dont les lettres contiennent les principaux attributs de Dieu donc je suis Partie et Tout.
Ecris « Gésus » ( en italien) : Grandeur, Eternité, Sainteté, Unité. Ecris Christo : Charité, Rédemption, Immensité, Sagesse, Omnipotence ( de Dieu condensé dans le nom du verbe fait homme). Et s'il te semble qu'il manque quelques attributs, dis-toi que la justice est comprise dans la sainteté, car celui qui est Saint est juste, la Royauté dans la grandeur, la Création dans l'Omnipotence. Les louanges de Dieu sont donc proclamées dans mon nom. Nom Saint, dont le son terrifie les démons. Nom de Vie qui donne Vie, Force, Lumière à quiconque t'aime et t' invoque. Nom qui est la couronne sur ma tête de vainqueur de la Bête et de son prophète, lesquels seront pris, enfoncés, submergés, ensevelis, dans le feu liquide et éternel dont la morsure féroce est inconcevable au sens humain.
N ) Le temps de mon Royaume sur la terre. p 55
Cesera alors le temps de mon Royaume de la terre. Il y aura donc une trêve dans les crimes démoniaques, pour donner le temps aux humains de réentendre les Voix du ciel. Une fois écartée la force qui déchaîne l'horreur, de grands courants spirituels descendront, comme des chutes de Grâce, comme des rivières d'eaux célestes, pour dire des paroles de lumière. » ( 22, 08, 1943)
Françoise Breynaert nous indique que la fin de cet enseignement correspond au passage suivant de l'Apocalypse de St Jean : « Puis j'ai vu le ciel ouvert, et voici un cheval blanc : celui qui le monte s'appelle Fidèle et Véritable, il juge et fait la guerre avec justice. Ses yeux sont comme une flamme ardente, il a plusieurs diadèmes sur la tête, et un nom écrit que personne ne connaît sauf lui-même. Il est habillé d'un vêtement trempé de sang, et le nom qu'il porte est « le verbe de Dieu » ( Ap 19, 11-13).
La guerre évoquée dans ce passage est d'explicitée dans les versets suivants : « Les armées célestes les suivaient sur des chevaux blancs, vêtues de lin blanc et pur. De sa bouche sort un glaive acéré à deux tranchants, pour en frapper les nations ; il les mènera avec un sceptre de fer et lui-même, il foule le pressoir du vin de la furieuse colère du Dieu tout-puissant ; sur son vêtement et sur sa cuisse il y a un nom écrit : « Roi des Rois et Seigneur des seigneurs » ( Ap 14-16).
Et Françoise de Breynaert de préciser : « Les armées célestes sont les anges. L'arme utilisée est un « glaive » à deux tranchants, non pas dans la main, mais dans la « bouche ». Le lecteur de la Bible reconnaît que ce glaive et la parole de Dieu.
Retenons de ces derniers passages que l'antichrist ne doit pas nous séduire, que c'est le Christ lui-même qui viendra et rendra justice (ce n'est donc pas aux hommes de le faire ), que les enjeux avant tout sont spirituels, ce qui doit nous amener à éviter à tout prix le péché, et qu'un bel avenir enfin nous attend, pour raviver notre espérance.
O ) La venue de Jésus sera glorieuse. p 57
Toujours en référence à Maria Valtorta, la seconde venue de Jésus-Christ sera glorieuse. Jésus lui dicte en effet, les propose suivants : « Gloire, gloire, gloire au Père, Maria, gloire toujours hé se lance que signifie régner sur terre
Mon Royaume n'est pas de cette terre, selon ce que signifie régner sur terre. Car je règnerai sur la terre. Mon Royaume sera manifeste et réel, non seulement spirituel comme maintenant et pour un petit nombre. L'heure viendra où je serai le seul vrai roi de cette terre que j'ai achetée avec mon sang et dont j'ai été fait Roi par le père, avec tous les pouvoirs sur elle. Quand viendrai-je ? Qu'est-ce que l'heure face à l'éternité ? Et que t'importera l'heure, quand tu seras dans l'éternité ?
Je viendrai. Je n'aurais pas une nouvelle chaire, puisque la mienne est déjà parfaite. J'évangéliserai, Non pas comme je le fis autrefois, mais avec une force nouvelle, hé parce qu'alors les poux ne seront pas humainement bons comme l'été les disciples lors de ma première venue , mais hé ils seront spirituellement bons, et les méchants seront spirituellement méchants, sataniquement mauvais, parfaitement mauvais. La forme sera donc conforme aux circonstances, car si j'utilisais la forme il y a bien 20 siècles, elle serait dépassée pour ceux qui sont parfaits dans le mien, et ce serait offrir aux sataniques le moyen de porter une offense qu'il n'est pas permis de porter au Verbe Glorifié. ( 16, 08 1943).
Françoise Breynaert relève une simple phrase dans ce texte à savoir : « Je n'aurais pas une nouvelle chaire » ( 16, 08, 1943). Cette précision lui paraît, en effet, comme très importante pour le dialogue islamo-chrétien. Elle rappelle, à ce sujet, que le Christianisme est arrivé avant l'Islam. A partir de ce moment, cette nouvelle religion a montré qu'il était maintenant devenu possible d'envisager une autre société, délivrée du mal. Il n'en a pas été de même, pour les judéo-nazaréens qui, en se revendiquant ( à tort ) les seuls héritiers légitimes de Jésus, vont prôner, au cours les premiers siècles après lui, la mise en œuvre- non plus spirituelle- mais uniquement politique du salut christique. C'est dans cette mouvance que Mohamed, chef de guerre, et reconnu comme un prophète par les adaptes de cette pensée, fonde l'Islam[5]. Deux sources montrent, de façon indubitable, l'une islamique et l'autre non islamique, hé que Mohamed a annoncé non seulement le jour du jugement, mais aussi celui de la re descente imminente de Jésus sur terre. A la différence de l'attente chrétienne, le Prophète annonce un retour christique, destiné aux seuls vrais croyants ( c'est-à-dire à eux ), devant se faire à Jérusalem et se réalisant de façon matérielle. A la suite de ce retour, le prophète la poursuite du culte passerait par la reconstruction du temple. Si Mohamed échoua dans la conquête de la Terre Sainte et dans celle de Jérusalem, Omar y parvint, en 638. Il consacra une « nouvelle maison de Dieu » cubique, comme l'était le temple, en réalisant ainsi les attentes des judéo-nazaréens. Toutefois, il ne se passa rien du côté du ciel[6]. C'est alors que les mercenaires arabes se séparèrent des judéo-nazaréens tout en continuant de se croire élu pour dominer le monde. Le pré – islam devint l'islam avec sa capitale arabe située à la Mecque, et fut étayé par l'écriture du Coran présenté comme étant descendu du ciel.
Françoise Breynaert précise que « L'imposture eschatologique des judéo-nazaréens – [dénoncée par le magistère catholique sous le nom de « l'hérésie du millénarisme mitigé » ( CEC 675-676)] [7]éclata au grand jour lorsque rien ne se produisit du côté du ciel ».
Notre auteure précise aussi que l'Islam se présente comme une sorte de « messianisme politique » considéré par les chrétiens comme un millénarisme faisant le jeu de l'anti-Christ ( CEC 675-676).
Notre auteure explique également que le plus important à considérer, dans le dialogue entre chrétiens et musulmans, c'est que chacun d'eux pensent qu'à terme l'emprise du mal sur le monde disparaîtra et que la volonté du lieu se réalisera.
Notre auteur explique enfin que les saints et les anges - lors de l'avenue glorieuse du Christ- hé se manifesteront et répandront grâces et bénédictions directement sur la multitude des personnes de ce temps. Ainsi la sainteté progressera chez chacune d'elle, ce que Saint Paul exprime encore cela plus explicitement : « qu'il fortifie vos cœurs que vous soyez dans une sainteté irréprochable devant Dieu notre père lors de la venue de notre seigneur avec les saints » ( 1 Th 3,13). Pour Françoise Breynaert, ce passage de Saint Paul permet de mieux comprendre ce que signifie l'apocalypse, lorsqu'on y parle de l'armée du ciel accompagnant le hé « Verbe de Dieu" lors de la parousie. Jesus y est alors « Le Roi des rois « …et « Les armées du ciel le suivaient, sur des chevaux blancs, hé vêtu de lin d'une blancheur parfaite » ( Ap 19, 14). De même, la première résurrection donc parle aussi l'apocalypse, correspond aux martyrs et à tous ceux qui refusèrent le signe de la bête et dont il est écrit qu'ils régnèrent avec le Christ « mille années » . Il s'agit dessin du ciel comme l'a dit aussi Saint Paul.
P ) Le 7 -ème jour Jésus prendra possession de son église militante. p 62
Le 7e jour, le Christ prendra possession de son église militante et régnera par son précieux sang. Cela est à mettre en rapport avec le passage de Mt 24,30-31 suivant : « Alors paraîtra, dans le ciel, le Signe du Fils de L 'homme ; alors toutes les tribus de la terre se frapperont la poitrine et verront le fils de l'homme venir sur les nuées du ciel, avec grande puissance et grande gloire. Il enverra ses anges au signal retentissant de la trompette, et il rassemblera ses élus les quatre coins du monde, d'une extrémité des cieux jusqu'à l'autre ».
Françoise Breynaert Précise que le signe du fils de l'homme c'est la Croix qui resplendira de manière glorieuse, ainsi que cela est dit dans les prophéties de Dozulé hé actuellement non encore reconnues par l'église catholique.
Les dictées reçues par Maria Valtorta révèlent ainsi le règne glorieux du Christ : « Je répandrai mon esprit sur tous les rachetés de la terre. Et même ceux qui maintenant souffrent, et expirent les fautes les pères, et qui ne savent pas trouver le salut parce qu'ils n'osent pas se tourner vers moi, même ceux-là trouveront la paix, car en se frappant la poitrine ils appelleront sur eux - d'une façon bien différente de leur père - ce sang déjà versés et qui coule, inépuisé des membres que leurs pères ont transpercés. Je me tiendrai comme une fontaine au milieu de mon troupeau recomposé, et je laverai en moi [ par mon sang ] toutes les laideurs passées que déjà le repentir aura commencé à effacer.
Alors Roi de justice et de sagesse, h je disperserai les idoles des fausses doctrines, je purgerai la terre des faux prophètes qui vous ont conduit à tant d'erreurs, je me substituerai à tous les docteurs, à tous les prophètes plus ou moins saints, plus ou moins méchants, car le dernier enseignement doit être purifié de toute imperfection, puisqu'il doit préparer au jugement dernier ceux qui n'auront pas un temps de purgation, étant tout de suite appelé [à passer devant] la terrible revue [du jugement ].
Le Christ Rédempteur, dont le but est de vous racheter et qui essaie tout pour le faire et qui déjà commence et accélère son deuxième enseignement, pour répliquer par la voix de la vérité, aux hérésies culturelles, sociales et spirituelle, surgit de tous côtés, parlera avec les signes de son tourment. Les torrents de lumière et de grâce sortiront de mes plaies, blessures qui ont tué le Fils de Dieu, mais qui guérissent les enfants des humains.
Ces charbon ardents de mes plaies seront une épée pour les impénitents, les obstinés, les vendus à Satan, et une caresse pour les 'petits' qui m'aiment comme un père aimant. Cette caresse du Christ descendra sur leur faiblesse pour les fortifier et ma main, elle les dirigera vers l'épreuve à laquelle seuls ceux qui m'aiment d'amour véritable résistent - le tiers - . Mais il sera digne de posséder la cité du ciel Le Royaume de Dieu.
Je viendrai alors, non plus en Maître mais un Roi, prendre possession de mon église militante, désormais devenue Une et Universel, telle que la fit ma volonté (11,12, 1943).
( 8, 18-21), l'œuvre de la création atteindra son but : « La terre purifiée par des torrents de la grâce descendu pour une dernière fois sur elle pour la rendre telle qu'elle était au début/…. / une fois que h seront vaincus tous les séducteurs, tous les persécuteurs qui, à un rythme soutenu, ont troublé l'église, mon épouse, elle [ cette dernière] connaîtra la tranquillité et la gloire ».
Q ) Françoise Breynaert de préciser. P 65
« Du point de vue de l'eschatologie individuelle, la mission rédemptrice du Christ s'est accomplie dans le mystère du samedi Saint et de la bonne nouvelle au défunt.
Pareillement, du point de vue de l'eschatologie collective - ou sa venue glorieuse - la mission rédemptrice du Christ s'achève dans le mystère de la parousie
C'est ainsi hé que Jésus le confirme à Maria Valtorta ( 11, 12, 1943) : « Son travail séculaire sera terminé. L'ennemi vaincu à jamais. La terre purifiée par les torrents de la grâce descendue pour une dernière fois sur elle, pour la rendre telle qu'elle était au début, quand le péché n'avait pas corrompu cet Hôtel Planétaire destiné à chanter, avec les autres planètes, les louanges de Dieu, et devenu par la faute des humains la base de l'échafaud de son seigneur fait chair pour sauver la terre. Une fois que seront vaincus tous les séducteurs, tous les persécuteurs, qui a un rythme soutenu ont troublé l'église, mon épouse connaîtra la tranquillité et la gloire.
Moi et mes saints, hé nous montrons ensemble dans une dernière ascension et prendront possession de la Cité sans contamination, où mon trône est préparé, et où tout sera nouveau et sans douleur. Beignés de ma lumière, ouvrez avec moi dans les siècles des siècles.
Voilà ce que vous obtient Celui qui s'est incarné pour vous dans le sein de Marie et qui est né à Bethléem en Judée, pour mourir sur le Golgotha ».
Saint Mathieu ( Mt 24,30) confirme que le Royaume des juste est inauguré par la manifestation du « signe du fils de l'homme", c'est-à-dire par sa croix glorieuse.
Quant à Saint-Jean – précise Françoise Breynaert ( p 67) - , il nous dit qu'au pied de la Croix de Jésus, se tenait sa mère. Son cœur douloureux et immaculé était un cœur fidèle que la croix n'avait pas fait s'enfuir. Il est juste accueilli avec joie le signe du fils de l'homme parce que le cœur de Sainte-Marie bat dans leur cœur et qu'il reconnaisse dans la croix de Jésus la miséricorde divine le sommet et le triomphe de l'amour la gloire de l'amour.
C'est pourquoi Jésus dit au sujet de la Vierge Marie : « c'est dans sa dévotion finale que réside le secret de la rédemption finale » .
À l'issue de ce paragraphe nous pouvons résumer que la parousie correspond à la chute de l'antichrist et au règne pacifique du Christ - ou Royaume des justes selon Saint irénée -, Royaume d'une durée symbolique 1000 ans. Toutefois, au cours de cette période préparatoire du septième jour, les justes et les moins justes comme déjà évoqué, seront encore mélangés. Il s'agira, de la part du Christ, d'une tentative ultime de laisser encore leur chance de salut au moins bons avant l'heure du jugement. Les torrents de grâce salvatrice répandus alors par le Christ aboutiront à cliver, de façon de plus en plus radicale, ceux qui veulent se sauver et ceux qui le refusent obstinément.
R ) L'ultime tentation. P 67
Selon l'apocalypse de Saint Jean ( Ap 20, 7-10) : « Les mille ans [ symboliques ] écoulés, Satan relâché de sa prison, s'en ira séduire les nations des quatre coins de la terre, Gog et Magog, et les rassembler pour la guerre, aussi nombreux que le sable de la mer ; ils montèrent sur toutes l' étendue du pays, puis ils investirent le camp des Saints, la cité bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel et les dévora. Alors le Diable, leur séducteur, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, rejoignant la Bête et le faux prophète, et leur supplice durera jour et nuit pour les siècles les siècles. »
Françoise Breynaert précise que : « Cette tentation aura lieu à la fin de « la parousie », c'est à dire à la fin de l'ère inaugurée par la venue glorieuse du Christ. L'auteure indique ensuite que c'est à ce passage de l'apocalypse auquel fait écho la fin de l'enseignement de Jésus à Maria Valtorta ( Cahier 22 août 1943) :
« Mais les hommes resteront sourds, comme ils n'ont pas recueilli, au cours des siècles les voix isolées, à commencer par celle du Verbe, qui ont parlé de bien, toujours sourds - excepté ceux qui sont marqués de mon signe, mes amis bien-aimés, résolu Ah me suivre -, sourd aux voix de beaucoup d'esprits, aux voix semblables au ruissellement des eaux qui chanteront le nouveau cantique pour guider les peuples à la rencontre de la lumière, et surtout de leur Jésus, parole éternelle.
Lorsque la dernière tentative sera achevée Satan viendra pour la dernière fois, et il trouvera des disciples aux quatre coins de la terre, et ils seront plus nombreux que les grains de sable de la mer.
Oh Christ ! Oh Jésus Qui est mort pour sauver l'humanité ! Seule la patience d'un Dieu peut avoir tant attendu, avoir tant fait et avoir obtenu si peu sans retirer son don aux humains et les faire périr avant l'heure établie ! Seule ma patience qui est amour vous pouvait vous attendre, tout en sachant que, comme du sable qui filtre à travers un filtre très fin, quelques rares âmes seraient venues à la gloire, parmi la masse qui ne sait pas, qui ne veut pas passer à travers la crible de la loi de l'amour, du sacrifice, pour parvenir jusqu'à moi.
Mais, à l'heure de ma venue, quand, en qualité de Dieu, de rois et de juge, je viendrai pour rassembler les élus, et maudire les réprouvés, en les jetant là où l'antéchrist, la Bête et Satan seront déjà pour l'éternité, après la victoire suprême de Jésus-Christ fils de Dieu, vainqueur de la mort et du mal, à mes élus qui ont su rester 'vivant dans la vie vivant dans l'esprit en attendant notre heure de triomphe, je ne n'aurai la possession de la demeure céleste, hé je me donnerai moi-même sans cesse et sans mesure ».
Françoise Breynaert fait aussi un lien avec un texte plus pessimiste tirés également de Maria Valtorta ( 12, 01, 1943) nous nous contentons de résumer ainsi : Le Christ confirme d'import la venue de son Royaume de paix hé précise coucou de cette période l'esprit des hommes sera parvenu à un niveau d'évolution tel quel qu'il se diviseront spontanément en deux groupes. D'une part il y aura ceux qui s'en qui s'enfoncent davantage dans les ténèbres, et d'autre part ceux qui vivent de plus en plus dans l'esprit de Dieu constituant alors le nom des élus susceptibles alors de comprendre, au sujet du projet divin, ce que seulement peu comprennent aujourd'hui.
Jésus rassemblera ainsi ses saints « dont la bonté éteindre la rigueur de la justice » et dont aussi les capacités d'amour en participation avec les siennes « purifieront la Terre de leur feu ».
Le Maitre « instruira [alors ] Les humains dans la connaissance exacte de la Vérité, pour les bons ne vacillent point quand Satan, furieux de voir le Christ adoré par l'humanité, se déchaînera dans la dernière bataille ».
Viendra alors la lutte finale qui sera une « lutte d'esprit contre esprit. Satan opposera à mon Royaume spirituel et à mon enseignement, sa guerre satanique aux esprits pour en détourner le plus possible »…. « L'époque satanique sera trois fois plus féroce que l'époque antichrétienne. Mais elle sera brève, car pour les vivants de cette heure-là, prieront toute l'Eglise triomphante au milieu des lumières du Ciel, toute l'Eglise du Purgatoire, dans les flammes purificatrice de l'amour, toute l'Eglise militante, avec le sang de ces derniers martyrs »
A cours de cette ténèbres, seuls ceux qui resteront proche de l'Eucharistie, source de Vie, « Seront sauvés ».
S ) Conclusion. P 73
Arrivée au terme de son travail, Françoise de Breynaert aboutit au constat que les passages cités des cahiers de Maria Valtorta se révèlent conformes aux nombreux textes des Ecritures centrés sur les derniers temps, comme les comprenait aussi Saint Irénée ou le jeune Saint Augustin. L'auteure en retient trois étapes :
- La venue glorieuse du Christ et l'anéantissement de l'antichrist ( 2Th 2, 3-12),
- Un temps particulier correspondant aux « Mille ans » symbolique ( Ap 20, 1-16), où sera établi le Règne de Dieu.
- Le Jugement dernier ( Ap 20, 11-15) ».
Un dernier passage extrait de « l'évangile tel qu'il m'a été révélé » ( Tome 3 , p.374) de Maria Valtorta confirme - en finale à cette note de lecture - la venue d'un temps où « la terre possédera le Royaume de Dieu » :
« Le règne de Dieu [viendra] dans les cœur, dans les familles, entre les citoyens entre les nations. Souffrez, prenez de la peine, sacrifiez-vous pour ce règne. Un jour tout cela viendra. Des siècles et des siècles de larmes et de sang, d'erreurs, de persécutions, le brouillard traversé d'éclairs, de lumière qu'irradiera le phare mystique de mon église - si elle n'est qu'une barque qui ne sombrera pas, elle est aussi un rocher qui résistera aux vagues, tiendra bien haut la lumière, ma lumière, les lumières de Dieu - toute cela précédera le moment où la terre possédera le Royaume de Dieu. Ce sera alors comme le flamboiement d'un astre qui après avoir atteint la perfection de son existence, se désagrège, fleur démesurée des jardins éthérés, pour exhaler dans une rutilant palpitation son existence et son amour au pied de son créateur hé mais cela viendra. Et ensuite ce sera le Royaume parfait bienheureux, éternel du Ciel.
FIN
[1] Saint Irénée, livre V du traité contre les hérésies, 30,4
[2] Saint Augustin, Sermon 259.
[3] Saint Augustin, La cité de Dieu, Livre XXII, ch. 30
[4] Breynaert Françoise ( 2003), explication des révélations de Maria Valtorta sur la fin des temps
[5] Edouard Marie Gallez, le mal entendu islamo chrétien, Salvator, Paris 2012, p 148-173. Voir aussi www.legrandsecretdelislam.com.
[6] Edourad Marie Gallez, ibid., p 173.
[7] CEC = Catéchisme de l'Eglise Catholique.