Conscience 2025 IREES

 Au-delà du miroir 


Ame conscience et spiritualité avec :

Philippe GUILLEMANT physicien et auteur Ph G

Sylvie Quelet médium (canadienne) S Q

Ervin Lazlo philosophe des sciences Er L

Ph G : Ce qui est intéressant dans le discours de Sylvie Collet, c'est la façon dont elle explique l'importance de se préparer à mourir.

S Q : Il y a pas mal de recherches qui montrent que la conscience peut se délocaliser et, inversement, aucune recherche ne parvient à prouver qu'elle ne se délocalise pas. D ce fait, je pense qu'on peut faire autre chose que de chercher à tout prix à prouver la survie de la conscience. Il vaut mieux étudier les phénomènes dans leur globalité, enfin d'arriver à des explications beaucoup plus juste de ces choses-là.

Ph G : Les informations selon lesquelles, après la mort, il n'y aurait plus rien sont-elles elles-mêmes fiables ? Si on regarde de près ces croyances, on se rend alors compte qu'il n'y a aucune information nous permettant d'accréditer qu'il n'y a plus rien après la mort.

S Q : La science veut expliquer la matière et ne s'occupe pas de la spiritualité. La science cherche des réponses à de grandes questions existentielles, comme Dieu, la mort, sans tenir compte de la dimension spirituelle. Si bien que, tant que la science et la spiritualité ne s'uniront pas, les réponses demeureront insatisfaisantes.

Ph G : Si l'on regarde le niveau de connaissance acquis concernant l'espace-temps, avec un futur déjà réalisé, et un passé qui existe encore, on s'aperçoit que la réalité ce n'est pas aussi simple. Aujourd'hui tous les physiciens ne comprennent pas le sens du temps. Le temps semble quelque chose d'éminemment lié à la conscience. Toutefois on ne sait pas ce qui fait que nous sommes conscients, aujourd'hui, et on est on ne sait pas non plus ce qui fait que on ne comprend pas l'écoulement du temps. Les physiciens décrivent l'espace-temps comme un univers bloc, où le passé existe toujours, et où le futur est encore là. Cela implique, qu' après la mort, hnotre vie existe encore.

S Q : On connaît mal ce qui nous compose, ce qui nous anime. On a beaucoup misé sur la composante matérielle. On essaie de comprendre l'être humain, en fonction de son corps physique, et là c'est un peu limitatif. Il faut, quand même aller plus loin que ce corps physique là. Il faut dépasser le corps et aller aussi voir du côté des pensées, des émotions. Il faut aller voir du côté des corps énergétiques…Il faut donc il faut élargir le champ d'investigation et l'idée qu'on peut avoir de la vie.,

Er L : Les observations de l'humanité, depuis des siècles, depuis des millénaires, montrent que la vie ne finit pas avec la simple mort du corps. Il ne s'agit pas seulement ici d'une intuition, mais c'est aussi de l'ordre de l'expérience. Il y a en effet tellement, tellement d'observations qui ne s'expliquent pas avec les idées matérialistes, lesquelles prétendent que la conscience est le produit du cerveau. Ce n'est pas fiable, parce que c'est ne prendre qu'une petite partie seulement de l'ensemble des observations et de dire c'est la vérité ! Et c'est bien ce que fait la science classique, notre science actuelle. La science d'avant-garde va au-delà de ça, elle va beaucoup plus loin. Les observations qui comptent vraiment sont celles qui accompagnent l'expérience humaine et qui ont toujours témoigné d'une continuité de l'existence.

S Q : Ce qui fait qu'il y a un problème, dans nos sociétés matérialistes, c'est que la vision de la vie s'arrête à la matière. Cette position crée beaucoup d'angoisse . Il y a ainsi une part de méconnaissance, et c'est pour cela que j'ai voulu aborder les choses d'une autre manière. Etonnamment, quand on aborde la mort, sans peur, où tout du moins avec pas trop de peur, et bien notre vie se transforme, parce que, finalement, on comprend que la mort apporte avec elle une transformation.

On pense souvent que j'ai basculé de mon travail de notaire, du jour au lendemain, pour faire le travail que j'accomplis maintenant, et qui consiste à l'accompagnement, à la compréhension et à la formation au niveau des passages entre mort et renaissance. Mais, en fait, le passage se fait tout doucement. J' ai commencé à méditer, parce que j'étais en quête de sens, dans ma vie. Je me demandais pourquoi on était sur la terre, et pourquoi on faisait le métro-boulot-dodo pendant des années que hé cette ville là était censée nous apporter le bonheur. À cette époque je n'étais pas nécessairement très heureuse, dans ma vie. La méditation me semblait être un moyen pour retrouver un espace de paix intérieure. En effet, quand j'observais les gens qui méditaient, il me semblait que ces derniers avaient un rapport à la vie beaucoup plus calme. C'est pourquoi je me suis dit que cela pouvait peut-être m'aider, et j'ai commencé la méditation. Après quelques temps, j'ai observé, qu'effectivement, cela me faisait du bien. Et puis un jour, J'ai eu la surprise hé de voir une âme, une entité, une conscience ; (appelons cela comme on veut), qui s'est adressée à moi. Cette expérience m'a surprise, parce que je savais que la médiumnité existait plutôt pour les autres, mais pas forcément pour moi. Je n'avais jamais eu, jusque-là, d'expérience de communication. Je pensais que je n'avais aucune intuition. Si bien que cette première expérience de communication a été très troublante pour moi, non pas tant à travers l'expérience en elle-même, mais plutôt dans le questionnement qu'elle a suscité chez moi. Je croyais être cinglé, parce que, pour moi, c'est la première fois que je ressentais ce type de communication là.

Er L : Je pense que nous avons tous ces capacités, parce que c'est quelque chose qui existe, et qui est bien réel. Simplement, c'est une question de pouvoir exercer, pratiquer cette capacité, s'ouvrir à l'esprit à ce type d'expérience. Selon les théories actuelles, ces expériences viennent d'une bande de fréquences plus basses, que celle de tous les jours, que celles qui construisent le monde qui nous entoure. Et lorsqu'on rentre dans ces fréquences basses, par exemple avec des états altérés de conscience, on on constate alors que les ondes EEG se trouvent modifiées dans les régions de plus basses fréquentes que celle de la normalité. La fréquence normale c'est delta qui varie entre 40 et 80 hertz/seconde. En revanche, les États de la conscience et du cerveau où ces expériences transcendantes apparaissent, se situent entre du 8 à 12 fréquences hertz/ seconde.

S Q : Alors, le livre qui m'a beaucoup aidé, à l'époque, c'est « la vie après la vie » du docteur Raymond Moody. Le médecin raconte, dans ce livre, les expériences qu'il a recueillies auprès de personnes ayant vécu une EMI. Etonnamment, ces expériences ressemblaient à quelques expériences que j'avais moi-même vécues, lorsque j'étais en communication avec les défunts. Il y avait des similitudes très étonnantes, par exemple : la sensation d'être en dehors de mon corps, celle de passer à travers un tunnel, celle de me retrouver dans un lieu très lumineux et celle de devoir revenir dans mon corps après. Quand j'ai découvert l'ensemble de ces expériences dans le livre du Dr Moody, j'ai compris que je n'étais pas complètement cinglée, et que les sensations que j'avais connu était bien réelles, puisqu'elles avaient été expérimentées par d'autres. C'était aussi bien rassurant de savoir aussi qu'il s'agissait d'un psychiatre qui écrivez tout cela.

Er L : Je ne pense pas qu'il soit question, ici, d'un autre monde ou d'une autre réalité. Nous sommes tout simplement dans la même réalité, dans le même univers qui fonctionne sur des multifréquences. C'est aussi ce que j'appelle les plans akashiques, parce que c'est beaucoup plus bas et plus profond que les autres éléments de notre dimension de notre expérience de vie.

Ph G : Il n'est pas du tout étonnant que certaines personnes puissent accéder à des informations issues d'un monde invisible,, puisqu'en fait ce monde invisible existe bien hé il s'agit du vide et ce vide il y a essentiellement 2 manières de le considérer :

- Soit on prend l'approche de la gravité quantique ou le vide est pensé comme un Quanta de probabilité, c'est à dire un vide complètement déstructuré, une sorte de zone quantique où le hasard règne en maître., mais alors ce n'est pas très scientifique. Cette approche vient simplement de notre incapacité à décrire comment ces informations qui pullulent dans l'infiniment petit, sont finalement organisées.

- Soit on considère le vide quantique(lequel échappe aux équations mais pas à l'intuition), en partant de l'idée qu'il n'y a aucune raison que ce vide ne soit pas organisé par la causalité. A partir de ce moment-là, c'est une proposition scientifique et on aboutit à une idée du vide, une structure du vide, qui s'apparente à celle des multivers.

Autrement dit le vide contiendrait le champ de tous les possibles de toutes les potentialités, à partir desquelles émerge notre réalité… et là c'est justement la conscience qui joue le rôle de sélecteur, d'excitation du vide, pour déterminer, parmi toutes les réalités potentielles, quelles sont celles que l'on va être amené à choisir. D'une certaine manière, on ne peut considérer le vide comme étant- ce qu'on appelle en mathématiques le monde imaginaire - où, plutôt - les mondes imaginaires - tous les mondes imaginaires possibles, si vous voulez, toutes les potentialités que peut produire la nature, mais tout en respectant la causalité.

S Q : nous vivons dans un monde de dualité. La terre est un monde qui nous fait voir les choses comme (en s'adressant à ses interlocuteurs) vous êtes ici, ce soir, en face de moi et moi je suis là. Si bien que nous avons toujours une perception extérieure de ce qui nous entoure. Mais, lorsqu'on commence à observer les choses dun.de vue élargi, nous nous rendons compte que le point d'observation devrait plutôt être tourné vers l'intérieur, que tout ce qui existe à l'extérieur, existe aussi à l'intérieur de nous.

Pour reprendre aussi certains préceptes de la physique quantique, l' infiniment petit serait absolument identique à l'infiniment grand. H cela rejoint aussi un concept hé plus ésotérique à savoir que : hé si nous sommes vraiment tous un donc toute intervenir, alors nous sommes tous vous( hé à son interlocuteur) et moi. Hé hé je veux dire que nous ne sommes pas seulement des êtres humains mais nous appartenons également à tout ce qui existe. Si on apprenait à écouter, à s'arrêter on pourrait alors percevoir beaucoup plus d'informations qu'on est capable d'en obtenir en étant constamment agités. Les grands sages nous apprennent, depuis la nuit des temps à faire silence en soi pour entendre, pour se relier. Les grands sages dont je parle appartiennent à toutes les cultures. Quand on lit les écrits, que ce soit hindouiste, ou bouddhiste, ou chamanique, le silence est l'endroit où l'on doit retrouver les informations dont on a besoin. Dans notre société occidentale, au contraire, nous nous agitons et nous cherchons les réponses, toujours à l'extérieur de soi. Cette connexion, dans le silence, qui existe entre tous, entre moi et un défunt, ou avec un être de lumière s'établit dans le silence et existe parce que nous sommes tous interconnectés.

Ph G : nous sommes tous, en effet, relié à la même conscience, qui s'exprime de façon différente, à l'intérieur de véhicules complètement différents, et nous sommes tous la même conscience en train d'observer la même réalité, qui n'est rien d'autre que le reflet de chacune de nos consciences.

Er L : hé j'ai eu l'intuition de cette réalité, hé de cette notion de réalité depuis très, très longtemps depuis le commencement de mes recherches.

[ moi : en fait la réalité serait à bien différencier du réel, et elle serait une reconstruction par notre conscience, à partir des éléments du réel c'est-à-dire le vide vivier d'informations-. Dans ce schéma la conscience se situerait à l'interface entre réel et réalité]

Er L : Maintenant ce qui a changé, c'est que j'ai pu articuler et expliquer cette intuition à travers les données recueillies. Donc ce n'est pas seulement une intuition issue de la futilité, ou du hasard, mais une intuition confirmée par un ensemble de données solides. Et ces données sont fantastiques, parce que, ces dernières années, dans pratiquement tous les champs, que ce soit la physique la biologie, l'écologie, les sciences naturelles, où certains types de recherches sur la conscience, on démontre que l'information et l'intelligence sont à la base de tous ces phénomènes.

S Q : pour moi, le déterminisme va à l'encontre même du sens profond de la vie, du mouvement et des transformations. Le déterminisme prévoit, en effet, que tout est tracé à l'avance, sans possibilités de changements ou de transformations. Je ne vois pas bien comment la vie ( qui est justement basé sur ce mouvement de transformation), pourrait se trouver figée, au moment de l'incarnation. Pour moi cela n'a pas de sens. Le fait d'avoir le libre arbitre nous donne cette possibilité-là, de suivre le mouvement de la vie, et de la transformer, de l'amener dans une création différente de ce que l'on aurait pu avoir au départ de son incarnation.

[Moi : là je ne suis pas bien, parce que je pense qu'il n'y a qu'une incarnation et que le destin de l'homme est d'aller de « l'image de Dieu à sa ressemblance » afin de réaliser en nous le projet divin et non pas d'aller vers une création différente de ce que Dieu attends de nous pendant notre unique incarnation]

S G : Et je pense que cela fait partie du sens des incarnations de pouvoir créer quelque chose de différent.L'intérêt est d'aller créer quelque chose, d'aller transformer certains aspects de notre être pour devenir de plus en plus conscient de Soi.

[Moi: là je suis mieux ! ]

Er L : Je ne crois pas en un univers déterministe. Notre vie, comme pratiquement toutes les choses dans cet univers, possède cette capacité, cette opportunité, cette potentialité, qui consiste à se réaliser de différentes façons.

Ph G : Pour moi, la raison principale pour laquelle la conscience serait de nature quantique, c'est que la mémoire, intimement lié à la conscience, ne peut pas être dans le cerveau. Je ne nie pas, pour autant, qu'il puisse y avoir des formes de mémoire dans le cerveau. Toute- fois, la mémoire ne peut pas, (comme la conscience), se trouver dans le cerveau. Celle qui s'y trouve sert surtout à reconnaître les objets de l'environnement. Lorsqu'on essaie de comprendre la mémoire, dans le contexte de l'univers bloc d'Einstein, c'est à dire dans le contexte où la réalité n'existe pas, dans l'instant présent, mais où elle se déroule, du passé vers le futur, nous obtenons une 4e dimension, restée complètement inexploitée, alors qu'elle permet, pourtant, de comprendre la mémoire. Je veux dire qu'on oublie sans arrêt l'existence de cette 4e dimension. Il en ressort que la mémoire pourrait tout à fait être gravées, dans le cours du temps, sous la forme d'une 4e dimension, en appui sur des « résonateurs quantiques » qui accumuleraient de l'information, au fur et à mesure du passage du temps. Comme la réalité de cette gravure est d'origine quantique, il n'y a pas besoin de signal ou de distance, pour accéder à cette information. Parce que nous savons bien, selon l'ontologie quantique, que ce dernier se situe en dehors de l'espace et du temps. Nous avons donc là une banque d'information et de données, qui est gigantesque, et qui correspond à ce qu' Ervin Laszlo appelle le « champ akashique », dont-on oublie, sans cesse, l'importance.

Er L : si nous voulions expliquer le « champ akashique », imaginons-le, alors, comme une sorte d'immense bibliothèque. A partir de là, nous pouvons reprendre l'idée de l'hologramme. Si ce champ est bien un hologramme, alors tout ce qui passe à travers lui est conservé, avec toute l'information présente dans chacune de ces parties. Dans ce cas-là, le « champ akashique » est un hologramme cosmique. En tout cas, c'est une possibilité tout à fait censée pour moi. Ce que je pense, c'est que ce « champ akashique » constitue l'état de base du cosmos. C'est à partir de là que l'univers de l'espace-temps s'engendre.(En tant qu'univers qui est temporaire, où en tant qu'état transitoire).

Ph G : En effet, en dehors de l'espace-temps, on est capable d'accéder à ce gigantesque réservoir d'informations. Ok. On peut y accéder simplement, par adressage, comme à l'intérieur d'un ordinateur on est capable d'adresser le contenu du disque dur, en produisant une adresse, et on va directement chercher le fichier, là où il se trouve. Eh bien, ce fichier, on peut aller le chercher dans l'espace-temps. On n'a pas besoin d'attendre, pour aller le chercher dans le futu,r où de remonter dans le passé pour le trouver. On y accède directement, hors espace-temps, comme dans une gigantesque banque de données.

Er L : Le cosmos lui-même a une intelligence. Comme le dit Max Planck, on ne peut pas concevoir pourquoi et comment les choses se déroulent de cette manière, et non pas de façon aléatoire, sans faire l'hypothèse que l'ensemble est guidé par une intelligence, et que cette dernière est à la base de tout.

S Q : Le processus de la mort est un processus de transformation qui nous amène à faire évoluer les différentes dimensions de notre être. D'un point de vue humain, la mort apparaît dans sa dimension physique. Mais, les transformations qui s'y produisent touchent aussi le niveau émotionnel et celui du mental (lesquelles ne se voient pas), c'est à dire au niveau de la pensée. Toutefois, en assimilant la mort à l'expérience de l'E M I, les gens ont tendance à croire que tout est réglé, et que la transformation s'opère du simple fait de la mort. Or ce n'est pas du tout le cas. Et c'est bien le danger de croire cela. Car c'est alors nourrir une illusion. Cette illusion devient très tentante, notamment lorsqu'on se trouve en souffrance émotionnelle, où on peut avoir la tentation de penser que la mort nous soulagera de notre problématique existentielle. Cette croyance erronée tend à augmenter la propension au suicide, parce que la société entretient cette idée qu'on sera mieux après la mort. Le suicide, en réponse aux idées suicidaires, peut devenir alors une réponse tentante. Ainsi l'assimilation de la mort à l'EMI pousse-t-elle à alimenter la tendance actuelle, qui laisse croire qu'on n'a pas besoin de poursuivre le processus de mor,t jusqu'à la fin, que ce dernier peut très bien s'interrompre, sans aucune sans aucune conséquence. C'est pourquoi l'euthanasie où la mort assistée ne sont donc pas des choses à faire au moment de la fin de l'incarnation. Pour ceux qui seraient tentés, malgré tout d'opérer ce choix, il est important, alors, que ce soit fait en toute connaissance de cause.

La préoccupation qui m'anime, en tant que juriste, lorsque j'observe les lois qui permettent l'euthanasie ou l'assistance à la mort, c'est malheureusement de constater qu'un choix éclairé reste absent. La personne qui meurt ne dispose pas de toutes les informations nécessaires pour pouvoir choisir. Les informations qui lui sont apportées ne relèvent, en effet, que d'un point de vue strictement matériel ; ce qui fait que toutes les conséquences spirituelles ne sont pas du tout abordées. Le code civil délègue cette responsabilité-là, à la personne. Or, lorsqu'une personne arrive à la fin de son incarnation, elle ne dispose pas de toutes les réponses. Si bien que la conclusion scientifique doit rester dans son cadre, afin de ne pas continuer d'alimenter cette sorte de pensée magique, qui laisse, aux personnes en fin de vie, l'illusion qu'en choisissant de telles options, elles seraient libérées du poids existentiel. Seule une information juste permettrait de prendre en compte, à cet endroit, une décision juste aussi, pour chacun d'entre nous.

Il n'y a pas, en effet, de bonnes ou de mauvaises décisions, mais celles qui nous conviennent. Le choix est donc intime, personnel. Il doit correspondre à nos valeurs, à nos croyances. Il ne peut s'opérer que sur la base d'une compréhension claire de la globalité de la mort. On méconnait, en effet, toutes les étapes énergétiques qui se produisent avant, pendant et après la mort. Pour ma part, à la suite de 15 ans de recherche, j'en arrive à la conclusion qu'on ne vit qu'une seule fois dans un corps physique, mais peut-être à plusieurs reprises.

Les bouddhistes appellent cela le cycle des incarnations. Pour eux, le pourquoi de cette série d'incarnation vise à ouvrir notre conscience, afin de devenir le plus conscient possible de la réalité qui nous entoure, mais aussi, de celle du monde intérieur qui nous habite. Une seule incarnation ne permet pas de réaliser tout cela. Chaque incarnation serait ainsi planifiée, à l'avance, afin de nous permettre d'explorer certains champs particuliers. On peut comprendre, de cette façon, la croyance du cycle des incarnations comme une série de formations. Ainsi chaque incarnation nous amènerait dans une direction particulière. Et, une fois incarné, le libre arbitre nous permettrait de suivre cette formation telle qu'elle a été arrêtée au départ et/ou de faire des choix de vie différents.

[Moi : inutile de préciser que je ne partage pas du tout la croyance en le ré incarnation qui, de toute façon, même si elle a pu avoir une réalité à un moment de l'histoire humaine, est devenue obsolète à partir de l'incarnation. Je note que c'est quand même étonnant de constater, à chaque fois, que la révélation chrétienne est évacuée.]

Er L : Si notre corps est mortel, notre conscience est continue. Elle ne meurt pas ( notion d'immortalité). C'est quelque chose qui continue et qui doit s'associer à d'autres corps mortels. Ce sont des phases incarnées, temporaire et limitées dans l'espace et dans le temps. Les phases continuent dans d'autres dimensions, plus profondes. Ou bien, on revient sur terre par la renaissance et on retrouve un nouveau corps avec lequel on va s'associer, ou bien on arrive en fin d'incarnation et de ses cycles, selon la la grande théorie du bouddhisme. C'est alors le nirvana, l'union de l'intelligence et du Cosmos.

S Q : Dans notre société nous avons perdu le sens de la vie, celui du partage et de la raison d'être de l'incarnation. On ne comprend pas le grand voyage de l'incarnation ni comment fonctionnent la naissance et la mort. Tous les vécus que nous traversons, au cours de l'incarnation, sont généralement mal compris, mal interprété. Les gens cherchent une compréhension de la vie, plutôt dans des facteurs extérieurs. Alors que ce qui compte vraiment c'est la conscience des pensées, des émotions, parce qu'elles nous permettent de mettre en lumière ce qui ne va pas. C'est bien à cet endroit que la conscience peut s'ouvrir plus profondément. Le terrain généalogique le terrain biologique hé celui géographique hé la dimension religieuse, social, économique politique sera choisi en fonction de ce que la conscience souhaite explorer. Hé ce qui veut dire que tout le terrain d'exploration et choisit pas la conscience et s'opère en fonction de ses choix. Par exemple la personne qui vit constamment de l'abus (hé alcool psychologique physique) hé cherche une cause, hé cherche à comprendre pourquoi elle se trouve constamment dans des situations d'abus. Hé si on va voir du côté de la psychologie et même de celui de la bio généalogie, on va alors essayer de chercher une cause en fonction, soit du comportement des parents, soit de la généalogie familiale. Hé tous 2 fois si l'on veut réellement comprendre la cause, hé il faut remonter vers la source, l'élément déclenchant tout en haut de l'histoire. la source de cette situation Hé reviens de la pensée (hé c'est à dire de celles formées avant la conception de l'enfant et avant sa naissance. Hé quelque chose chez la personne mais pas en harmonie à l'intérieur d'elle et résonne. La raison profonde de son incarnation sera de révéler cette situation d'abus dont elle est porteuse. Hé les pensées dont je parle hé ne sont pas des pensées conscientes mais inconsciente, qui porte en elle la mission de l'incarnation. Het c'est cette pensée inconsciente qui doit servir de guide et non pas nos pensées conscientes.

Quand on tente de trouver des solutions on cherche du côté physique et émotionnel. Mais ce n'est pas suffisant. il faut aussi remonter plus loin, Hé et aller chercher les pensées à l'origine de la conception. Ces pensées inconscientes permettent de comprendre la maladie. L'expérience de vie la naissance et la mort, tout est intrinsèquement relier à ces pensées inconscientes. Dans notre société le sens de la mort est surtout basé sur la longévité. Si un enfant meurt ou si c'est un jeune adulte décède, tout cela n'a aucun sens pour notre société. Tandis que Du point de vue de la conscience, l'incarnation n'est pas basée sur la longévité mais sur l'ouverture de la conscience. On attribue généralement la guérison à une victoire sur la maladie. Mais, en même temps, on oublie que certaines personnes guérissent car elles ont transformé quelque chose en elle. Pour moi, la guérison c'est surtout une transformation. Si, à travers la maladie, on a réussi à ouvrir sa conscience, alors on s'en trouve quelque part guéri, même si on y reste. Ainsi la maladie vise une transformation. Et qui dit transformation dit aussi guérison. C'est ains que l'âme et la conscience appellent souvent la maladie, pour guérir quelque chose en nous. Et cela s'oublie beaucoup trop dans nos sociétés.

Ph G : Il est très important de se préparer à mourir, parce que le poids du conditionnement social, l'ensemble de nos peurs, de nos jugements et de nos croyances peut exercer un tel poids sur la conscience, qu'après la mort on a du mal , alors à rejoindre le niveau du subconscient, c'est-à-dire la partie de nous-mêmes qui va subsister après la mort.

Er L : Si la mort compète est bien la fin de l'existence, alors c'est absurde de se préparer pour cela. A ce moment-là, il vaut mieux prendre comme modèle de vie, le carpe diem et de se réjouir, plutôt que de se préparer à autre chose. Mais si la mort n'est pas la fin de l'existence, c'est parfaitement raisonnable de se préparer, surtout si on pense que c'est ce qu'on fait avant la mort qui influence sur ce qui se passe après. Si la mort est un passage d'une existence à l'autre, alors c'est tout à fait raisonnable de se préparer pour la prochaine étape du voyage.

S Q : On parle beaucoup de la mort dans nos sociétés, de la peur de la mort Pour la plus grande majorité des gens, je crois que cette peur est la plus grande que l'on ait à affronter au cours de sa vie. A l'inverse, Stanislas Groft ( psychiatre), nous montre que la plus grande peur de l'être humain, c'est plutôt la peur de vivre. Pourquoi ? Parce que la peur de mourir est tout de même bien délimitée. Elle a un cadre, alors que la peur de vivre est illimitée. La vie nous place dans un mouvement d'expansion, dans un mouvement sans limite alors que mourir nous renvoie à une situation bien établie. Il en résulte que l'être humain a donc fondamentalement peur de mourir

[Moi : la peur de vivre ne vient-elle pas plutôt de l'angoisse de ne pas pouvoir survivre c'est-à-dire mourir ? ]

S Q : Selon Stéphane Groft, il faut apprendre à lâcher prise, à apprécier le moment présent, à s'ouvrir à la vie. Je pense que cet apprentissage témoigne peut être aussi aussi de la crainte de trouver ce bonheur à l'intérieur de soi, d'une peur du vide, que l'être humain cherche constamment pourtant à combler. Lorsqu'on prend le temps de s'arrêter (ce que les grands sages nous apprennent), en appui sur les méditations, sur les techniques du yoga, ou de visualisation, eh bien nous prenons l'habitude de contacter ce vide, pour finalement accéder peu à peu, à la plénitude qu'il contient.

[Moi : c'est-à-dire d'aller directement au contact de la source divine].

S Q : Lorsqu'on regarde aussi la manière actuelle dont les gens meurent, cela pose question, parce que la mort semble beaucoup plus pénible, beaucoup plus longue qu'avant, beaucoup plus souffrante aussi. Alors qu'autrefois, lorsqu'on mourrait, on mourrait à la maison, entouré des gens qu'on aime, et la mort faisait partie de la vie. La mort était socialement acceptée.

[ Moi : En fait, tout se passe comme si la libération des mœurs, depuis 1968, s'accompagnait d'une augmentation de la peur de la mort]

Er L : Dans les civilisations et dans les cultures où l'on croit à la survie de la conscience, on rencontre moins de problèmes écologiques, mais aussi moins de problèmes de violence et de conflits, chaque jour. Et cela parce que, dans ces cultures, les personnes sentent qu'elles ne sont pas simplement des êtres provisoires, mais quelles possèdent quelque chose qui reste. Cela fait qu'un sentiment de responsabilité se mobilise, au-delà de son état de vie de sa période de vie actuelle. C'est une question de responsabilité.

[Moi : Dans notre société occidentale, il n'y a plus de réponses ni de responsables directs, comme l'explique René Kaës, dans le mal-être. ]

Er L : Tous les grands enseignements bouddhistes nous disent que nous devons nous préparer, non seulement à cette vie, mais aussi à la prochaine. Là où il y a cette connaissance cette croyance il y a aussi moins de violence et moins de dégâts parce que notre responsabilité se trouve davantage engagée h comment dès lors créer toute une société basée sur cela ? Hé il faudrait pratiquement revenir à l'enseignement de Jésus-Christ, du bouddha et du Tao.

S Q : quand on parle de religions, on fait toujours référence à des mouvements profonds et spirituels. Mais on a aussi tendance à confondre les 2. Les religions sont basées sur des courants spirituels. Mais, pour moi, la spiritualité me semble dépasser le cadre des religions qui la canalisent. La spiritualité est un mouvement beaucoup plus large, expansé. C'est un état de conscience, alors que la religion est plutôt un ensemble de règles.

[Moi : En fait, les religions seraient des cadres et la spiritualité un processus]

S Q : l'ensemble de règles n'est là que pour nous indiquer des voix vers la spiritualité. Et le chemin spirituel est à l'intérieur de nous . [ Moi : il relève de notre conscience].

S Q : Pour moi, il est temps que cesse la lutte entre les religions, les dogmes, et la spiritualité, parce qu'au fond, l'objectif est le même pour chacune des religions, objectif qui consiste à nous ramener vers notre essence profonde et vers la nature de notre être. Les luttes nous maintiennent dans la division et les divisions sont tout le contraire de la spiritualité : la spiritualité renvoie en effet à un à un état intérieur unifié.

Au moment de la mort, tout ce que l'on aura transformé deviendra des choses réglées, et n'aura plus d'impact lors du passage. Et sachant que la mort vise à nous faire expérimenter le détachement et le lâcher-prise, alors pourquoi ne pas en profiter dès maintenant ? Comment apprendre à lâcher prise, dans notre expérience de vie ? Eh bien, c'est entrer en relation, de façon universelle, avec les objets, les animaux, les autres, justement sans attachement. C'est cela que la mort nous apprend à expérimenter, en fin d'incarnation. Mais c'est aussi ce que chaque expérience nous amène à vivre. C'est pourquoi, les grands sages nous disent qu'on vit, à chaque fois, des petites morts, et là on accepte alors de se transformer et de laisser aller ce qui ne convient plus.

Er L : Tous ces grands systèmes ésotériques et spirituels nous disent que nous faisons partie d'un tout plus grand que nous, et nous avons la responsabilité de contribuer en partie à ce tout.

S Q :La conscience c'est quelque chose de global. Lorsqu'on essaie de l'expliquer, il faut absolument tenir compte de toutes ses dimensions. Il faut passer par l'intégration, pour arriver à une compréhension globale. Cette intégration-là passe aussi par la connaissance universelle à laquelle on accède grâce à un cheminement d'intériorisation. Autrement ce serait comme de vouloir expliquer ce qu'est l'amour, par des recherches scientifiques, sans jamais l'avoir expérimenté.

Er L : S'il est vrai qu'une partie de nous, la vraie partie qui nous donne notre identité, c'est la conscience, cette dernière constitue bien plus que notre corps, mais une autre véritable identité. Si cette partie survit, alors notre rôle, dans le monde, ne finit pas. D'autres rôles se poursuivent dans l'état désincarné, et aussi parce que nous avons la possibilité de nous réincarner. Notre prochaine renaissance est influencée profondément par notre vie actuelle, surtout en ce qui concerne la préparation à la mort et comment on rentre dans une autre dimension désincarnée. Le sens alors de la responsabilité continue, devrait être reflété dans les institutions et dans la société.

Ph G : L'âme survit à la mort de façon tout à fait naturelle, parce qu'elle est de nature quantique (et que l'information qu'elle contient est de nature quantique). Cela veut dire que l'information relative à l'âme, se situe hors espace-temps. Le temps n'a donc aucun effet sur elle et l'information subsiste après la mort.

S Q : Nous cherchons constamment le responsable, le fautif de ce qui nous arrive à l'extérieur de nous. En fait, le fonctionnement du cosmos est en réalité directement en lien avec nos pensées… pour pouvoir faire la paix sur terre il faut d'abord commencer par observer la guerre que nous portons en nous. Quand on est conscient, et qu'on les a pacifiés, alors on nourrit l'énergie de la paix et on contribue à transformer l'énergie planétaire.

FIN